Historique des événements


Quarante minutes environs après notre arrivée, le marché commença effectivement par s’animer. Alors commence le tournage.
Dissirama sait ce qu’il faut faire. Au signale, il avance vers une des entrées du marché et introduit le document.
A quelques mètres, nous voyons arriver une fille assise à califourchon sur son vélo surchargé de sacs de maïs, de mil, d’ignames et de volailles. C’est auprès d’elle que Dissirama va se renseigner quelques minutes après, de l’endroit où se déroule le Troc…puis la suite.


Tout va bien se dérouler, jusqu’à l’échange des galettes de wanzou contre le reste du maïs de Masama.


Mais ce dernier nous a parlé d’un musicien très reconnu dans le milieu, et qui selon nos souhaits, pouvait nous chanter l’élément de notre fond sonore. Seulement, notre artiste n’était pas au rendez-vous. Fallait-il l’attendre ?
On décida de laisser tomber la musique ce jour-là, dans l’espoir de guetter le même artiste le mardi suivant au marché de Pagouda.
Sur le chemin retour on le croise : Tchrikpanga.

On dit qu’il est un peu débile, mais il a gardé son talent et une certaine intégrité. Il connaît presque tous les marchés du coins ( Farendè, Tckikawa, Wase-law, Kétao, Siou, Sola..) et s’y rend toujours à pied pour des prestations. On essaie de le persuader de nous chanter ne serait-ce qu’un morceau, mais il refuse. « Je ne sais si je chanterai aujourd’hui, mais même si c’en est le cas, ce serait au marché ». On se salua cordialement puis on se sépara.
En route on disait qu’on avait encore deux chances de le rattraper : au marché de Pagouda qui s’anime tous les mardis, puis celui de Kétao le mercredi.
Nous quittions le marché de PESSARE quand d’autres personnes y convergeaient encore.

Malgré la canicule, nous arrivons à Pagouda vers 15h.

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