|
Le troc
en question
On entend par troc, l’échange direct d'un objet
contre un autre.
Le troc se définit aussi comme un système
économique n'employant pas la monnaie.
Jusqu’à une date récente, seul le marché
de troc de Togoville était reconnu dans les documents
historiques du Togo. Par cet élément, il est
désormais possible de citer le marché de Sondè
du canton de PESSARE comme un des marchés de troc.
Nous avons identifié encore trois autres marchés
de troc au Togo que nous espérons pouvoir présenter
ultérieurement selon nos moyens de recherche.
Le
troc sur WIKIPEDIA
A propos des proportions d’échange
Eu égard à nos observations et renseignements,
nous pouvons dire que les échanges se font par unité
de mesure spécifique à chaque produit.
Exple : avec 1 bol de maïs, on ne peut avoir qu’un
bol de mil.
Avec ¼ de bol de maïs, on aura ¼ de galette
etc.
Tout se fait à l’amiable, sans l’intervention
de la monnaie.
Avantages
du numérique
Avec des appareils photo numériques, nous avons eu
la chance de filmer discrètement plusieurs scènes,
sans que les acteurs ne s’en rendent compte ou en
soient influencés. Ces séquences en situation
constituent de véritables atouts pour le documentaire
surtout en Afrique.
Le cadre géographique
Nous n’aurions certainement pas eu l’opportunité
de tourner notre document en saison pluvieuse, période
au cours de laquelle les routes et pistes du milieu sont
impraticables pour la plupart. Les pluies ont commencés
depuis notre départ, et nous n’y retournerons
peut-être que dans un an pour d’autres aventures.
Intérêt
Dans ce milieu où les conditions de vie des populations
rurales sont assez modestes, le troc revêt d’un
grand intérêt.
- les populations qui n’ont pas de revenus suffisants
s’adonnent au troc pour équilibrer ou varier
leurs ressources alimentaires
- grâce au troc, certaines pratiques traditionnelles
sont préservées. c’est ainsi qu’on
exige parfois (pour la réussite d’une cérémonie
qu’un ou plusieurs éléments proviennent
exclusivement du troc).
- Les troqueuses étant libres de l’utilisation
des produits de leur collecte, elles les revendent ultérieurement
pour avoir quelques revenus.
Conclusion
Presque toute l’Afrique est aujourd’hui malade
du phénomène de la vie chère. Au marché
de PESSARE, les troqueurs se réfèrent plus
à leur grenier qu’à la variation du
prix du baril de pétrole. Encourager les populations
à l’autosuffisance alimentaire ne serait-il
pas réellement un début de solution à
la vie chère ?
| Texte
: |
Adjéï
BOUTORA TAKPA |
| Photos
: |
Dissirama
BOUTORA TAKPA
Adjéï
BOUTORA TAKPA |
|